Visite de traverse de l’exposition “Lichens Never Lie” de Joana Escoval à La Criée

Dimanche 26 juin 2016, de 14h-19h, le collectif Micro-sillons a proposé au public de La Criée une visite de traverse de l’exposition de Joana Escoval, après celle du mois d’avril pour l’exposition d’Ariane Michel.


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Au programme :

  • Diffusions régulières en 5.1, de 14h30 à 18h  :

« Le cri du lichen », une création électro-acoustique inédite de Chloé Sanchez, inspirée par l’exposition de Joana Escoval, en présence de l’artiste sonore.

Commande du collectif Micro-sillons et de La Criée.

  • Diffusions au casque d’un choix de créations sonores et radiophoniques, de 14h à 19h :

– Sélection pour un retour sur l’appel à création « Fendre les flots », avril 2016.

– Carte blanche à Joana Escoval.

– « Lichen lichen », essai radiophonique de Jean-Guy Coulange, Les ateliers de la création, France Culture, 2012.

 

Haeckel, Lichenes

Ernst Haeckel – Lichenes, planche 83 de ”Kunstformen der Natur” (1904)

L’exposition de l’artiste portugaise Joana Escoval nous paraît propice à accueillir un ensemble de propositions sonores, tant elle se distingue par son écriture toujours ténue et tendue, où des courants d’énergies passent d’une œuvre à l’autre, dans un flux continu ; tant le silence qu’elle génère semble incorruptible, mais pourtant si fragile.

Lichens Never Lie.

L’intitulé énigmatique de cet environnement a immédiatement interpellé l’artiste sonore Chloé Sanchez. Au silence, elle répond par un cri, celui du lichen même, ce végétal cryptogame* parfois très discret dont nous avons encore beaucoup à comprendre et à apprendre. Le langage qu’elle utilise se veut alors symbolique, sorte d’écho symbiotique de l’exposition.

Notre sélection d’œuvres issues de l’appel à création Fendre les flots revient sur des pièces qui développent des recherches sonores particulièrement riches, dont les intrications nous transportent très loin.

Les pièces proposées par Joana Escoval sont l’occasion de lui donner un autre espace, un autre temps d’expression, elle-même explorant régulièrement le domaine du soundfield. Enfin, l’essai radiophonique de Jean-Guy Coulange nous permettra – peut-être – de mieux cerner l’univers des lichens et de la science qui les étudie, dans les limites du langage.

Cette visite de traverse est un moment idéal de diffusion pour le collectif Micro-sillons. Nous pouvons ainsi réaffirmer notre attachement tant pour la création sonore électro-acoustique que pour la création radiophonique, les deux évoluant dans un dialogue constant, protéiformes comme le sont les lichens, dynamiques et imprévisibles, presque invisibles parfois, mais parfaitement sensibles.